WORD MOVIE / FLUX FILM 29 de Paul Sharits
1966 / Etats-Unis / 16 mm / couleur / sonore / 4 minutes
«Voir» sur la bande-son Barbara et Robert Forth/Approximativement cinquante mots «répétés» selon des relations variées de séquences et de positions/Mots énoncés sur la bande-son/Structuré, chaque photogramme étant un mot différent ou le fragment d'un mot en sorte que les mots individuels fusent optiquement et conceptuellement en un mot de 3'45».

CORTEX de Jennifer Burford
1988 / France / 16 mm / couleur / sonore / 18 minutes
« Le corps à corps du film et du texte de Michelle Bloch fait émerger un autre texte enfoui sous l'original, dont la force imageante est aléatoire. En redistribuant les syllabes de son texte, je parviens à nommer mon propre corps sans le représenter. »

Jennifer Lou Burdford

ECRITURES d’Olivier Fouchard
1999 / France / 16 mm / Noir & blanc / silencieux / 3 minutes
Le film d’Olivier Fouchard est constitué d’un texte écrit directement sur de la pellicule. Il peut être projeté, mais aussi être regardé sur une visionneuse.

GIVE AIDS THE FREEZE de Cathy Joritz
1991 / Etats-Unis / 16 mm / Noir & blanc / sonore / 2 minutes
« GIVE AIDS THE FREEZE est un film d'animation ludique recourant au grattage de l'émulsion chimique (les images proviennent d’un talk show télé), qui devrait amuser le public et lui rappeler, une fois de plus, de se protéger du Sida. »

Cathy Joritz

WHITE CALLIGRAPHY de Takahiko Iimura
1967 / Japon / 16 mm / Noir & blanc / silencieux / 11 minutes
« Pour faire ce film abstrait, Iimura a dessiné les caractères du Kojiki, «la plus vieille histoire japonaise», directement sur de l'amorce noire. Puisque chaque photogramme contient un idéogramme, le film produit un collage rétinien continu, qui est parfois interrompu dans les dernières minutes par des moments de noir total. White Calligraphy est une sorte de poème concret cinématographique. »

Scott MacDonald

AU-DELÀ DU DÉCLIC de Maurice Lemaître
1965 / France / 16 mm / couleur / sonore / 10 minutes
L'hypergraphie représente pour les Lettristes le stade créateur du roman après James Joyce, car en remplaçant des mots par des dessins, des collages, par tous les signes visuels possibles, elle dépasse ainsi la prose à lettres simples. La cynégraphie ajoute à l'hypergraphie la dimension propre du cinéma, l'écoulement des reproductions visuelles et sonores.

POST SCRIPTUM de Frédérique Devaux
1992 / France / 16 mm / couleur / sonore / 4 minutes
Le cinématographe redevient mémoire et écriture pure. Une parodie rétroactive du cinéma, faces techniques, version créateurs et versant création.

ANEMIC CINEMA de Marcel Duchamp
1925-1926 / France / 16 mm / Noir & blanc / silencieux / 8 minutes
« Le cinéma m'a surtout amusé pour son côté optique. Au lieu de fabriquer une machine qui tourne, je me suis dit : pourquoi ne pas tourner un film ? Non, je n'ai pas fait de cinéma, c'était une façon commode d'arriver à ce que je voulais. D'ailleurs ce cinéma était très drôle. On travaillait millimètre par millimètre parce qu'il n'y avait pas de machines très perfectionnées. Un retour à la main, pour ainsi dire. »

Marcel Duchamp

KORIEZDEKI d’Omar Sharits
2009 / France / Beta SP / Noir & blanc / sonore / 2 minutes
Sur une pièce sonore de Sylvie Cohen et François Cotinaud joué par le duo Léger sourire, un film où l’on voit ce que l’on entend, et où l’on entend ce que l’on voit. Hommage à Oskar Fischinger et son Ornament Sound et à Primiti Too Taa de Ed Ackerman & Colin Morton (d’après Kurt Schwitters)

Cinémathèque de Saint-Etienne - 20h

lundi 11 octobre
DES IMAGES ET DES MOTS
une programmation à la Cinémathèque de Saint-Etienne
dans le cadre de la fête du livre de Saint-Etienne.
En présence de Sébastien Ronceray.

Cette séance propose un panorama des différents pratiques que des cinéastes expérimentaux ont envisagé pour mettre en lien les mots et les images : échos visuels et musicaux, rapport au défilement et à la lecture, relations entre formes graphiques et formes sonores, synchronisations, interprétations, desynchronisations, lectures, hommages, vibrations…