Maurice Blanchot
De un vastísimo mar est un film qui se construit dans le temps d’une performance. Le dispositif est composé par 4 projecteurs 16mm et un système de diffusion sonore. Chaque élément est diffusé et interpreté en direct par les 4 opérateurs image et son.
Il est question d’exils et de l’exil comme rapport .
D’une immobilité - forcée ou choisie - à la possibilité du mouvement, l’axe central de ce rapport est bouleversé, le déplacement devient sa fragile mise en acte, la clandestinité un de ses paradigmes.
Cet exil est une certaine manière d’occuper l’espace, une certaine manière de mentir comme de chercher une verité.
Il ne s’agit pas de poser un discours mais de mettre en évidence la construction d’un récit autant que ses doutes, la difficulté à lui trouver une structure voire même la possibilité de son échec. Son objet est aussi ce qui manque, un vide, une perte.
De un vastísimo mar est la première étape d’un travail en cours : c’est le résultat d’un séjour de réalisation qui s’est déroulé pendant deux mois à Montevideo (Uruguay) et dans la région du Rio de la Plata durant l’hiver 2007.
Pendant cette période nous avons enregistré un matériau filmique et sonore et installé sur place un laboratoire de développement 16 mm qui nous a permis de l’élaborer. La particularité de ce matériau se trouve sans doute dans le croisement entre une pratique proche de la réalisation documentaire et le regard intime – usant du langage de la fiction – qu’implique pour celui qui est loin, un retour .
Studio Galande > 42 Rue Galande > Paris
M° Maubert Mutualité, Saint-Michel, Cluny-la-Sorbonne...
Entrée : 6€
Lundi 2, jeudi 5 & lundi 9 juin
SENSITIVE #8 > DE UN VASTISIMO MAR
Une performance cinématographique de Yoana Urruzola, Stefano Canapa, Josefina Rodriguez & Julien Tarride
