UN BEAU PETIT MONDE
2000
Super-8 couleur, 5 minutes 30
Assistée de Gaël Jaudeau

AMPHITRYON (TO MY JOHNNY)
1999
Super-8, couleur, 5 minutes
Assistée de Gaël Jaudeau

AGAMEMNON
1998
Super-8, couleur, 5 minutes
Avec Agathe Dreyfus & Tarik Hamdine
Assistée de Sébastien Ronceray.

CHATEAU ROUGE
2001
Portrait en Super-8 couleur d'Hélèna Villovitch, 4 minutes 30

INQUIETUDE
Co-réalisé avec Rodolphe Cobetto-Caravanes
2001
Super-8 noir & blanc, 3 minutes
Avec Sébastien Perez &
Élodie Jane
Musique : Acapulco Laps

LE DEBUT DE L'ESPERANCE

2001
Super-8, Noir et Blanc, 6 minutes 30
Avec Emma Rapin
d'après Nadja d'André Breton
Voix : Rodolphe Cobetto-Caravanes

SALAM
Co-réalisé avec Rodolphe Cobetto-Caravanes
2001
Super-8 Couleur, 4 minutes
Musique : Dragibus


LE NOIR, C'ÉTAIT HIER
Réalisé avec le collectif RodÉo Club
2006-2007
Double écran
Super-8 couleur, 8 minutes
Conception sonore : (...) (+)

PYGMALION (en cours)
2006
Assistée de Rodolphe Cobetto-Caravanes, Gaël Jaudeau & Nicolas Perge
Avec Baharé Kadjé-Nouri & Sébastien Perez

FEUX DE BENGALE
2003
Double Super-8 gonflé en 16mm (par Rodolphe Cobetto-Caravanes au Labo Minable), 5 minutes
Avec James Schneider
Musique : Programme

MILLE RECORDI
2002
Super-8 noir & blanc, 3 minutes

 

Élodie Jane
est née en région parisienne en 1975.
Ce sont ses études de lettres classiques qui la ramènent à Paris après une adolescence angevine. C'est là qu'elle découvre le cinéma expérimental à travers les cours-projections de Deke Dusinberre au Centre Pompidou, les séances Scratch à l'Entrepôt et l'influence d'un groupe d'amis élèves de Nicole Brenez à Paris I, fidèles de la Cinémathèque française. Elle participe, aux côtés de Sébastien Ronceray, à la création de Braquage et de la revue Exploding. Plutôt intéressés par la programmation que par la création, ses films, toujours en Super-8, sont emprunts de mythologie contemporaine mêlée d'intimité. Elle est aujourd'hui programmatrice des activités jeune public à la Cinémathèque française.


Filmographie

personnages et des individus qui nous sont proches, qui touchent à notre affection et à notre compréhension : dans les films d’Élodie Jane, on reconnaît, on apprivoise.

Qu’elle donne la parole à ceux qu’elle filme (Un beau petit monde, Château-Rouge) ou qu’elle accompagne par de la musique ces images souvent fragiles (Agamemnon, Amphitryon, Inquiétude, Feux de Bengale), il y a toujours dans ses films un surgissement de motifs particulièrement vifs. Surgissement dû au montage, aux scintillements lumineux ou aux actions mêmes de ces personnages. Au travers de ces éclats, et par le biais de la proximité qu’elle fait naître entre nous et ses films, Élodie Jane nous invite à renouveler nos attentes de spectateurs, à réveiller en nous des souvenirs, des réminiscences.

Les films d’Élodie Jane nous aident à comprendre que nos mythologies, même les plus personnelles, peuvent être perpétuellement partagées avec les autres, que le cinéma permet cette transmission, cet échange.

Sébastien Ronceray

Il y a au moins deux mouvements dans les films d’Elodie Jane dont elle cherche à faire se rejoindre les extrémités : l’un la pousse vers un rapport intime avec ces proches, à la manière de films de famille, l’autre l’entraîne vers une tentative (fantasmée) d’interprétations par des formes expérimentales de mythes fondateurs, centrés sur des personnages emblématiques.

Une aptitude forte à rendre compte de ces envies de cinéaste permet à Elodie Jane de ne pas se limiter aux contraintes techniques du cinéma (dont elle se dispense). La simplicité de ces films nous renvoie plus instantanément à l’idée que le cinéma est avant tout un art de la figuration et de l'exposition.

Les figures qu’elle nous permet de rencontrer sont toujours des traces d’une mémoire à double fond. Personnelle par le rapport qu’Élodie Jane entretient avec elles, mais aussi collective par la manière qu’elle a de les faire jaillir, par éclats.

Ces films, tout en étant très personnels, sont entièrement accueillants (comme on le dirait d’une terre perçue comme hospitalière), par le fait qu’ils nous mettent en relation, par les images, avec des